Auteurs physiques : LUKASIEWICZ (E.), FISCHLER (C.) : FRA. Cnrs. Ehess. Paris., SETBON (M.) : FRA. Cnrs. Ens. Cachan., FLAHAULT (A.)
Auteurs moraux : Inserm Unité 444. Paris. FRA
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 49
Numéro du fascicule : 4
Année d'édition : 2001
Pagination : 377-385
ISSN : 0398-7620
Résumé : Position du problème : La gestion des risques sanitaires repose sur une évaluation quantitative et qualitative des risques incluant l'étude de leur perception dans différents segments de la population. Il existe peu d'études sur le choix des échelles à utiliser pour mesurer la perception d'un risque. Méthodes : Nous avons réalisé en décembre 1999 une enquête auprès de 1 358 médecins généralistes du réseau Sentinelles pour comparer trois échelles de mesure de la perception de deux risques : le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ) et le bogue de l'an 2000. Les échelles utilisées étaient une échelle visuelle analogique (EVA), une échelle numérique et une échelle descriptive. Résultats : Le taux de réponse au questionnaire était de 55%, similaire dans les trois bras (p=0,85). Aucune différence n'a été mise en évidence entre les distributions de l'échelle numérique et de l'EVA (p=0,11 pour la question sur la vMCJ et p=0,98 pour la question sur le bogue). En revanche, les distributions de l'échelle descriptive différaient significativement de celles de l'EVA (p<0,0001 pour les deux questions) ainsi que de celles de l'échelle numérique (p<0,0001 pour les deux questions). La séparation entre les personnes non préoccupées et les personnes préoccupées ne se faisait pas au centre de l'échelle visuelle analogique mais à 33 mm de son extrémité gauche pour la question sur la vMCJ et à 41 mm de cette même extrémité pour la question sur le bogue. Conclusion : Nous recommandons l'usage des échelles descriptives (sous forme de cases à cocher) pour mesurer la perception instantanée d'un risque. Les échelles visuelles analogiques et les échelles numériques sont connues pour être l'instrument de choix pour détecter des changements minimes lors de mesures itératives de la perception de signes fonctionnels tels que la douleur. Sur ce dernier aspect, leur supériorité par rapport aux échelles descriptives reste à confirmer dans le domaine de la perception des risques.
Mots-clés : Evaluation, Mesure risque, Etude comparée, Gestion risque, Maladie Creutzfeldt Jakob, Infection, Médecin généraliste, Homme, Statistique, Perception, Prion, Système nerveux [pathologie], Maladie dégénérative
Localisation : ORSRA : INIST-CNRS, réseau BDSP
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