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Coût de la prise en charge médicamenteuse des facteurs de risque cardio-vasculaire chez des hommes d'âge moyen, étude PRIME.


Auteurs physiques : MARQUES-VIDAL (P.), ARVEILER (D.), AMOUYEL (P.), DUCIMETIERE (P.), FERRIERES (J.)
Auteurs moraux : Inserm U558. Faculté de Médecine Purpan. Département d'Epidémiologie. Toulouse. FRA
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 49
Numéro du fascicule : 6
Année d'édition : 2001
Pagination : 541-549
ISSN : 0398-7620
Résumé : Position du problème : Le coût de la prise en charge médicamenteuse de facteurs de risque cardio-vasculaire a fait l'objet de peu d'études en France. Dans ce travail, nous avons déterminé le prix journalier de la prise en charge de l'hypertension artérielle (HTA) et de la dyslipémie chez des hommes d'âge moyen indemnes de cardiopathie ischémique. Méthodes : Il s'agit d'une enquête transversale réalisée entre 1991 and 1993 auprès de 1 606 sujets hypertendus ou dyslipémiques traités, issus des trois centres français participant à l'étude PRIME. Pour chaque médicament, le coût du traitement journalier (exprimé en ?) a été établi d'après les fiches de transparence de l'Agence Nationale du Médicament. Résultats : Le coût moyen du traitement journalier de l'HTA s'établissait à environ 0,65 par patient ; après ajustement multiple, chez les sujets obèses, le coût du traitement journalier était de l'ordre de 0,74 ± 0,03 (moyenne ajustée ± écart-réduit) contre 0,66 ± 0,03 pour les sujets non obèses (p<0,001). Seulement 58% des sujets hypertendus traités étaient équilibrés, cette fréquence étant plus importante à Toulouse (80,1%) que dans les deux autres centres (44,4% à Lille et 50,2% à Strasbourg, p<0,001). Les hypolipémiants les plus prescrits étaient les fibrates ; cependant, la prescription des statines était supérieure et celle des fibrates inférieure à Toulouse, ce qui se traduisait par un coût du traitement journalier supérieur, confirmé après ajustement multiple : 0,59 ± 0,05 (moyenne ajustée ± écart-réduit) à Toulouse contre 0,44 ± 0,04 à Lille et 0,44 ± 0,04 à Strasbourg. Seulement 54% des sujets traités avaient leurs lipides normalisés, et ce pourcentage était significativement plus faible (44%) à Strasbourg qu'à Lille (58%) ou Toulouse (59%) (p<0,001). Conclusion : La prescription des médicaments anti-hypertenseurs ou hypolipémiants varie selon le centre, et se traduit par des différences de coût du traitement quotidien. Un pourcentage significatif des sujets traités ne sont pas équilibrés, avec des conséquences économiques sûrement importantes.
Mots-clés : Hypertension artérielle, Thérapeutique médicamenteuse, Chimiothérapie, Thérapeutique, Epidémiologie, Facteur risque, Homme, Economie santé, Lipide, Appareil circulatoire [pathologie], Métabolisme [pathologie]
Localisation : ORSRA : INIST-CNRS, réseau BDSP

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