Auteurs physiques : LANG (T.), ARVEILER (D.), FERRIERES (J.), AMOUYEL (P.), BINGHAM (A.), DUCIMETIERE (P.), SARTORI (V.), RUIDAVETS (J.B.), MONTAYE (M.)
Auteurs moraux : Centre Collaborateur Monica Département d'Epidémiologie et de Santé Publique. Inserm U558. Faculté de Médecine. Toulouse. FRA, Centre Collaborateur Monica. Laboratoire d'Epidémiologie et de Santé Publique. Faculté de Médecine. Strasbourg. FRA, Centre Collaborateur Monica. Inserm U508. Institut Pasteur de Lille. Lille. FRA
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 49
Numéro du fascicule : 3
Année d'édition : 2001
Pagination : 239-248
ISSN : 0398-7620
Résumé : Position du problème : Préciser les connaissances, croyances, opinions et pratiques dans le domaine de la pathologie cardiovasculaire est une étape essentielle au développement de la prévention. Les données de l'enquête de population MONICA ont été analysées avec l'objectif de décrire la situation dans la population française à cet égard et préciser les éventuelles disparités régionales et sociales. Méthodes : Une enquête transversale a été réalisée entre 1995 et 1997, par chacun des trois registres français des cardiopathies ischémiques en Haute-Garonne, à Lille, et dans le Bas-Rhin. Elles portaient sur des échantillons de 1 200 hommes et femmes par registre, âgés de 35 à 64 ans, tirés au sort sur les listes électorales. Les données ont été recueillies par des enquêteurs entraînés, dans un centre d'examen de santé ou au domicile du sujet grâce à un questionnaire de près de 400 questions. Résultats : Spontanément, 88% des hommes et 89% des femmes estiment qu'il existe des mesures de prévention des maladies cardiovasculaires. Quatre précautions sont citées plus d'une fois sur deux : manger moins de lipides, diminuer la consommation d'alcool, faire de l'exercice physique et ne pas fumer. Le stress est cité plus d'une fois sur quatre. Aucune des autres méthodes (manger davantage de légumes verts, de crudités, faire un régime "pauvre" en sel ou en sucres, ou encore surveiller son poids, son cholestérol, sa "tension artérielle" ou sa glycémie) n'est citée par plus de 10% des personnes. Si 77% des hommes et 76% des femmes pensent que les mesures de prévention peuvent être efficaces, 60% des hommes et 59% des femmes disent prendre des mesures pour eux-mêmes. Conclusion : Dans cet échantillon de la population française, les connaissances sur les mesures de prévention des maladies cardiovasculaires varient beaucoup selon les facteurs de risque concernés. Le rôle des lipides, de la consommation d'alcool, du tabac, de l'exercice physique apparaît bien identifié. L'hypertension artérielle n'est pas évoquée spontanément mais elle est tout de même reconnue sur une liste présentée par l'enquêteur. Il persiste toutefois une grande incertitude sur les moyens de la prévenir. La glycémie reste un facteur de risque très méconnu puisque les personnes n'y pensent pas spontanément et ne le reconnaissent pas, même lorsqu'elle est proposée sur une liste par l'enquêteur. Parmi les personnes capables de citer des mesures de prévention, seulement trois sur quatre sont persuadées qu'elles peuvent être efficaces. L'adhésion aux recommandations est donc relative. La mise en pratique des mesures citées par les sujets interrogés est plus faible, ne dépassant pas deux personnes sur trois.
Mots-clés : Hypertension artérielle, Appareil circulatoire [pathologie], Comportement, Evaluation connaissance, Connaissance, Prévention, Facteur risque, Evaluation, Homme, Epidémiologie, France, Europe
Localisation : ORSRA : INIST-CNRS, réseau BDSP
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