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Acceptabilité du dépistage de l’infection à VIH des enfants lors des activités de soins de routine dans le département de pédiatrie du centre hospitalier universitaire Sourô Sanou de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso).


Auteurs physiques : BARRO (M.), SANOGO (B.), OUERMI (A.S.), ZIO (B.R.), OUATTARA (A.B.I.), NACRO (B.)
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 66
Numéro du fascicule : 6
Année d'édition : 2018/11
Pagination : 363-367, tabl.
ISSN : 0398-7620
Résumé : Pour contribuer à la lutte contre l’infection VIH pédiatrique, nous avons réalisé une étude dans laquelle était proposé systématiquement un test de dépistage du VIH chez les enfants fréquentant le département de pédiatrie d’un centre hospitalier du Burkiba Faso. L’objectif était d’évaluer l’acceptabilité et la faisabilité du test au cours des activités de routine du service. Les raisons de l’acceptation ou du refus du test de dépistage de l’enfant par l’accompagnant ont également été étudiées. L’étude s’est déroulée de mai à septembre 2015, en incluant tous les parents ou tuteurs légaux de tout enfant âgé de 0 à 14 ans qui venait pour une consultation ou qui était hospitalisé dans le département de pédiatrie du centre hospitalier universitaire Sourô Sanou. Des séances de counseling menées par des agents de santé communautaires permettaient d’informer les accompagnants et de leur expliquer le principe du dépistage de l’enfant. Après l’obtention du consentement oral éclairé de l’accompagnant, un premier test était réalisé au Determine® par un agent de santé hospitalier. Un deuxième test au SD Bioline®/ImmunoCombII® était réalisé si le premier test revenait positif. Chez les enfants de moins de 18 mois, après une recherche des anticorps positive, nous demandions la PCR pour confirmation. Au total, 848 accompagnants, dont 568 de sexe féminin, ont bénéficié d’un entretien pré-test pendant lequel le test VIH leur a été proposé. L’âge médian des accompagnants était de 30 (25,5–38) ans ; 747 accompagnants, soit 88,1 %, ont accepté le dépistage de leur enfant. Nous avons retrouvé une influence de la religion de l’accompagnant (p=0,02) et du type d’accompagnant sur l’acceptabilité du dépistage des enfants. Les mères ont plus fréquemment accepté la réalisation du test que les autres accompagnants (p=0,002). Le principal motif de refus du test était l’absence d’un des parents géniteurs de l’enfant qui, en majorité, était le père et dont l’avis était nécessaire. Le test est revenu positif au VIH1 chez 10 enfants. Dans les centres de santé, obtenir le consentement éclairé des parents pour dépister leurs enfants est un grand défi. Cependant, notre étude montre que cela est possible, à travers le taux d’acceptabilité élevé obtenu.
Mots-clés : Afrique de l'Ouest, Burkina Faso, Dépistage, Enfant, Hôpital, Mère, Parent, Pédiatrie, Père, Préadolescent, VIH, 2015
Localisation : ORSRA : 17590

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