Auteurs physiques : AKE-TANO (Sassor-Odile-purifine), KPEBO (Denise-Olga), KONAN (Yao-Eugène), et al.
Titre du périodique : SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 29
Numéro du fascicule : 5
Editeur : Vandoeuvre lès Nancy : Société Française de Santé Publique
Année d'édition : 2017/09/01
Pagination : 711-717
ISSN : 0995-3914
Résumé : En Côte d'Ivoire, l'avortement provoqué est un acte illégal sauf dans le cas où la vie de la mère est en danger. L'objectif général de ce travail était de décrire les pratiques d'avortement chez les élèves du Lycée Jeunes Filles de Yamoussoukro. Plus spécifiquement il s'agissait d'estimer la prévalence de l'avortement provoqué, de décrire l'itinéraire suivi et les méthodes utilisées pour l'avortement et de déterminer les complications post-avortement. Cette étude transversale a porté sur 312 filles échantillonnées aléatoirement en juillet 2011 au Lycée Jeunes Filles de Yamoussoukro. Cette étude a montré que les avortements provoqués étaient fréquents en milieu scolaire, que l'auto-médication et la tradithérapie constituaient les recours les plus utilisés exposant les élèves à des complications infectieuses et hémorragiques. Au regard de ces résultats, nous préconisons l'intensification de l'éducation sexuelle en milieu scolaire, l'accès des jeunes à la contraception moderne, leur sensibilisation aux risques liés aux grossesses non désirées et aux recours non médicalisés et le renforcement de la qualité et de l'accessibilité des services offrant des soins après avortement. Une réforme de la loi régissant l'avortement devrait être menée de front.
Mots-clés : Côte d'Ivoire, Avortement, Réglementation, Médecine traditionnelle, Contraception, Education sexuelle, Prévention santé, Complication, Avortement illégal, Elève, Adolescent
Mots-clés libres : GROSSESSE NON PLANIFIEE
Localisation : ORSRA : EHESP, réseau BDSP
© Copyright 2017-2024 ORS Auvergne-Rhône-Alpes - Mentions légales