Auteurs moraux : Réseau Français des Registres de Cancer. (F.R.A.N.C.I.M.). Toulouse. FRA, Hospices civils de Lyon. Département de biostatistiques. Lyon. FRA, Ligue Nationale contre le Cancer. Paris. FRA
Editeur : Paris : Springer-Verlag France
Année d'édition : 2007/01
Pagination : 406p.
ISBN : 2-287-39305-6
Résumé : Cette première grande étude française sur la survie des patients atteints de cancer a été menée par le réseau des registres de cancers FRANCIM, en collaboration avec le département de Biostatistique des Hospices civils de Lyon et le soutien de la Ligue nationale contre le cancer. Cette étude s'est appuyée sur les données des registres de cancers de 14 départements. Plus de 200 000 patients, diagnostiqués sur la période 1989-1997, ont été suivis jusqu'en 2002. On guérit aujourd'hui plus d'un cancer sur deux. C'est ce que confirme l'étude présentée, mardi 27 février 2007, par les Professeurs Henri Pujol, président de la Ligue contre le cancer, Jean Faivre du Registre bourguignon des cancers digestifs, Jacques Estève du service de Biostatistique des hospices civils de Lyon et le Dr Pascale Grosclaude du Registre des cancers du Tarn, en présence du président de l'Institut National du Cancer, Dominique Maraninchi. La survie relative à 5 ans, tous cancers confondus, est de 52%. Cela signifie concrètement que dans les 5 années qui suivent le diagnostic de la maladie, moins de la moitié des patients décèdent des suites directes ou indirectes de leur cancer. Dans le calcul de la survie relative intervient, en effet, une correction qui a pour conséquence d'éliminer la part de la mortalité due à des causes autres que le cancer en question. Derrière ce chiffre de 52%, on constate d'importantes disparités. En effet, la survie relative varie de manière importante selon les cancers. Pour la thyroïde, le testicule, le sein, le mélanome de la peau ou bien encore la prostate, ces taux sont supérieurs à 80%. Pour le côlon-rectum, le rein, la vessie, le larynx…, la survie relative se situe au-delà des 50%. En revanche, pour les cancers du foie, du pancréas ou le mésothéliome de la plèvre, la survie relative à 5 ans est inférieure à 10%. Au total, la survie relative à 5 ans varie entre 5% et 96%. Ces taux représentent une situation « moyenne » puisqu'ils concernent des patients, qui se trouvent à des stades différents de la maladie lors du diagnostic. On constate également sur la période étudiée une amélioration réelle de la survie pour certains cancers tel le lymphome malin non hodgkinien alors que pour d'autres (sein, prostate, thyroïde…), l'amélioration s'explique par des diagnostics en moyenne plus précoces. Certains cancers, en revanche, tel celui du poumon, n'affichent, sur la période étudiée, aucune amélioration en matière de survie. Par ailleurs, les résultats montrent des différences non négligeables, selon les sexes. Parmi les 35 localisations communes aux hommes et aux femmes, 28 affichent une survie relative plus élevée chez les femmes. De manière générale, la survie à 5 ans est plus élevée chez la femme (63%) que chez l'homme (44%). Cette différence s'explique, en partie, par le fait que les hommes ont généralement des cancers plus graves et plus difficiles à détecter comme le cancer du poumon ou de l'œsophage. La survie relative varie également en fonction de l'âge au diagnostic. Tous cancers confondus, il apparaît, par exemple, que les personnes âgées de 75 ans et plus ont la survie la moins bonne (39% à 5 ans). Toutefois, pour certains cancers, les différences associées à l'âge s'atténuent lorsqu'on s'éloigne du diagnostic de la maladie. L'étude sur la survie des patients permet également d'appréhender le taux de mortalité en excès, c'est-à-dire la mortalité supplémentaire due à la maladie. Celle-ci varie en fonction du temps écoulé depuis le diagnostic et a tendance à décroître, à mesure qu'on s'éloigne du diagnostic. Pour certains cancers comme le cancer du testicule, la mortalité due à la maladie à distance du diagnostic est pratiquement nulle. On observe toutefois, de manière générale, un excès de mortalité chez les personnes âgées dans l'année ou au cours des deux années suivant le diagnostic. Les résultats de cette étude concordent globalement avec ceux de l'étude européenne EUROCARE, situant la France en bonne place en matière de survie. Par ailleurs, d'autres recherches vont venir étoffer les résultats de l'étude française, avec notamment des chiffres de survie à 10 ans. (Présentation de l'étude sur le site de l'InCA) CODINIST 002B30A11 EXPINTRA FUSION
Mots-clés : Age, Cancer, Donnée statistique, Enquête épidémiologique, France, Registre maladie, Sexe, Survie, 1989-1997
Mots-clés libres : FRANCIM
Localisation : ORSRA : B 170/6117 COTE 6117 CLASS B 170 LOCAL CRIESP
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