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Comparaison des séroprévalences du virus de l'hépatite C et du VIH, des profils sociodémographiques, des pratiques de consommation et de l'accès aux seringues chez les usagers de drogues en France selon les zones géographiques, enquête ANRS-Coquelicot 2011.


Auteurs physiques : WEILL-BARILLET (L.), PILLONEL (Josiane), SEMAILLE (Caroline), LON (L.), LE STRAT (Yann), PASCAL (X.), BARIN (F.), JAUFFRET-ROUSTIDE (Marie)
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 64
Numéro du fascicule : 4
Année d'édition : 2016/09/01
Pagination : 301-312
Résumé : Les usagers de drogues constituent une population particulièrement touchée par le virus de l'hépatite C (VHC) et par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) mais cette population a des caractéristiques différentes d'une ville à l'autre. L'objectif de cet article est de présenter les différences locales dans les profils et les pratiques de consommation qui pourraient expliquer les différences de séroprévalences selon les zones géographiques. Environ un tiers des injecteurs déclarent avoir eu des difficultés pour se procurer des seringues dans les 6 derniers mois. Des disparités existent selon les zones géographiques. Les données sont issues de l'enquête transversale ANRS-Coquelicot, menée pour la deuxième édition en 2011 auprès d'usagers de drogues ayant sniffé ou injecté au moins une fois dans la vie. Les informations ont été collectées grâce à un questionnaire réalisé en face à face dans six zones géographiques françaises (cinq agglomérations et un département) : Paris, Marseille, Bordeaux, Lille, Strasbourg, et en Seine-Saint-Denis. Un autoprélèvement de sang a été réalisé par les usagers permettant la recherche des anticorps anti-VIH et anti-VHC en laboratoire et l'estimation des séroprévalences. Les séroprévalences du VIH et du VHC sont respectivement de 10% [IC 95% : 7,5-12,6] et de 44% [IC 95% : 39,6-47,9] sur l'ensemble de la population des usagers de drogues. Elles varient entre 24% [IC 95% : 13,5-39,7] à Bordeaux et 56% [IC 95% : 47,8-63,5] à Marseille où elle est particulièrement élevée pour le VHC, et de 0% à Lille et 18% [IC 95% : 8,9-31,8] en Seine-Saint-Denis pour le VIH. Ces différences sont liées à une structure par âge différente d'une ville à l'autre mais s'expliquent aussi par des profils et des pratiques de consommation propres à chaque zone géographique. Après ajustement sur ces variables, la séroprévalence du VHC est plus faible à Bordeaux (RP=0,64), à Strasbourg (RP=0,76) et en Seine-Saint-Denis (RP=0,8) par rapport à Paris. L'exposition au risque VHC reste élevée dans la population des usagers de drogues en France et varie selon les zones géographiques. Il est donc indispensable d'accentuer les efforts en matière de réduction des risques et de proposer des dispositifs innovants tels que l'accompagnement aux risques liés à l'injection et les salles de consommation à moindre risque.
Mots-clés : Consommation drogue, VHC, VIH, Prévention
Mots-clés libres : SEROPREVALENCE, COMPARAISON PAR VILLE, ACCES AU MATERIEL D'INJECTION
Localisation : ORSRA : ESP-NANCY, réseau BDSP

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