Auteurs physiques : EILSTEIN (Daniel), UHRY (Zoé), CHERIE CHALLINE (Laurence), BLOCH (Juliette), ISNARD (Hubert)
Auteurs moraux : Institut National de Veille Sanitaire. (InVS). Département des maladies chroniques et des traumatismes. Saint-Maurice. FRA, Institut de Veille Sanitaire. (InVS). Saint Maurice. FRA
Editeur : Saint-Maurice : Institut de Veille Sanitaire
Année d'édition : 2005/09
Pagination : 105p.
Collection : Surveillance.
ISBN : 2-11-095737-9
Résumé : La mortalité féminine par cancer du poumon en France a augmenté de 3% par an ces vingt dernières années et a atteint 4500 décès en 2000. Cette augmentation, non retrouvée chez l'homme (15000 décès en 2000), est attribuée au développement du tabagisme féminin. Pour répondre aux préoccupations des acteurs de santé, il a paru nécessaire d'estimer, pour ce cancer, les taux de mortalité et le nombre de décès attendus, séparément pour les hommes et pour les femmes, dans les quinze prochaines années en France métropolitaine et dans chacune de ses régions. L'analyse a porté sur les nombres de décès par cancer du poumon de 1975 à 1999 et sur les effectifs de population passés et futurs estimés de 1975 à 2014, à l'échelle nationale et régionale. Les décès et les taux de mortalité pour 1975-1999 ont été calculés par périodes et par tranches d'âges quinquennales et projetés pour la période 2000-2014, pour chacune des régions et pour la France métropolitaine. L'analyse utilise l'approche bayésienne d'un modèle âge-période-cohorte auquel sont imposées des contraintes autorégressives. En France métropolitaine, les mortalités masculines et féminine par cancer du poumon ont augmenté, respectivement de 0,8% et 3,0% par an entre 1975 à 1999. Durant 1995-99, le taux standardisé sur la population mondiale et le nombre de décès annuel moyen étaient, respectivement, de 78,9 pour 100000 et de 20600 chez l'homme et de 11,4 pour 100000 et de 4000 chez la femme. Pour l'homme, la variation la plus forte a été observée en Languedoc-Roussillon (+31%), la plus faible dans le Limousin (+3%). Pour les femmes, le taux a augmenté dans toutes les régions, mais la variation la plus forte était observée en Corse (+314%), la plus faible en Auvergne (+37%). Pour la France métropolitaine, le taux standardisé devrait atteindre chez l'homme, respectivement 78,1 et 75,7 pour 100000 en 2000-04 et 2010-14, soit une diminution de 3% entre ces deux périodes. Il devrait atteindre respectivement 14,1 et 22,5 pour 100000 en 2000-04 et 2010-14, chez la femme, soit un accroissement de 60% entre ces deux périodes. Au niveau régional, chez l'homme, les résultats sont disparates, allant tantôt dans le sens d'une augmentation - maximale en Aquitaine et en Poitou-Charente (17%), minimale en Bourgogne (1%) - tantôt dans le sens d'une diminution - maximale en Corse (-15%), minimale en Lorraine (0%). Chez la femme, la variation la plus forte devrait être retrouvée dans le Languedoc-Roussillon (107%), la plus faible dans le Nord-Pas-de-Calais (40%). L'approche bayésienne du modèle âge-cohorte est utilisée de plus en plus fréquemment car elle permet d'assurer la stabilité des projections des taux et de s'affranchir de l'analyse des facteurs étiologiques du cancer. Il serait, pourtant, intéressant de compléter ce modèle par une composante tenant compte du tabagisme, permettant de construire des scénarios basé sur la baisse de la consommation. (R.A.).
Mots-clés : Cancer, Décès, Donnée statistique, Enquête cohorte, Femme, France, France région, Homme, Maladie géographique, Méthode épidémiologique, Modèle, Mortalité, Poumon, Projection, 1975-2014
Localisation : ORSRA : 9774, c, B 173/2895
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