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Impact de santé publique du remboursement de la spécialité Infanrix hexa ™ (DTPa-HBV-IPV/Hib) : programme d’études en France. Volet 2 : évolution de l’acceptabilité de la vaccination contre l’hépatite B en médecine générale et pédiatrique de ville – étude PRALINE.


Auteurs physiques : VIE LE SAGE (F.), GAUDELUS (J.), LERT (F.), DUFOUR (V.), TEXIER (N.), POURIEL (M.), SCHUCK (S.), TEHART (B.), BREART (G.)
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 64
Numéro du fascicule : 3
Année d'édition : 2016/06
Pagination : 185-194
ISSN : 0398-7620
Résumé : Position du problème : Le remboursement du vaccin hexavalent (Infanrix hexa™) incluant les valences DTPa-IPV-Hib et celle de l’hépatite B dans un même vaccin a été décidé en mars 2008 en France. L’impact de ce remboursement sur l’acceptabilité des médecins à réaliser la vaccination des enfants contre l’hépatite B a été évaluée dans une étude menée auprès de médecins généralistes et de pédiatres. Méthodes : L’étude PRALINE (NCT01777074) est une étude nationale, transversale et répétée, comprenant deux périodes de mesure dans le temps (T1 et T2). L’objectif est d’évaluer les changements de l’acceptabilité du médecin pour la vaccination contre l’hépatite B des nourrissons, avant et au cours des trois années suivant l’approbation du remboursement du vaccin hexavalent. Lors des deux périodes d’études, deux registres ont été complétés avec les 15 premiers nourrissons âgés de 12 à 15 mois et les 15 premiers enfants de 24 à 27 mois pris en charge par les praticiens. Parmi l’ensemble des enfants suivis par les médecins, la proportion d’enfants recevant une première dose de vaccin contre l’hépatite B a été calculée. Les praticiens ont également répondu à un questionnaire sur leur pratique vis-à-vis de la vaccination lors d’entretiens téléphoniques. Résultats : Au total, sur les deux périodes de temps, 418 médecins généralistes et 463 pédiatres ont été recrutés et ont répondu à l’interview téléphonique sur leurs pratiques de vaccination. Le nombre global d’enfants inclus dans l’étude au cours des périodes T1 et T2 était de près de 20 000. Dans le groupe des médecins généralistes, pour les enfants de 24 à 27 mois, une augmentation significative de la proportion de médecins « pratiquant la vaccination contre l’hépatite B » (réalisant une première administration d’une dose de vaccin contre l’hépatite B chez au moins 50 % des enfants suivis) a été démontrée (79 % à T2 contre 47 % à T1, p<0,001). De même, la proportion de pédiatres « pratiquant la vaccination contre l’hépatite B » a augmenté de 51 % (T1) à 94 % (T2) (p<0,0001). Les médecins ont proposé plus systématiquement la vaccination contre l’hépatite B aux nourrissons (87 % à T2 contre 73 % à T1, p<0,001) et ont plus souvent suggéré l’utilisation du vaccin hexavalent (92 % à T2 contre 78 % à T1, p<0,0001). La proportion de pédiatres proposant la vaccination contre l’hépatite B à tous les nourrissons était déjà élevée à T1 (94 %) et est restée stable (97 %) avec une utilisation élevée du vaccin hexavalent (94 % à T1 et 96 % à T2). Conclusion : L’étude PRALINE montre que le remboursement du vaccin hexavalent a provoqué un changement significatif et rapide de la pratique des médecins généralistes et des pédiatres vis-à-vis de la vaccination contre l’hépatite B, avec une augmentation significative de la couverture vaccinale contre l’hépatite B chez les nourrissons suivi par un médecin.
Mots-clés : Couverture vaccinale, Enquête transversale, France, Hépatite virale B, Médecin, Nourrisson, Pratique médicale, Remboursement, Vaccination, 2007-2011
Localisation : ORSRA : 16477

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