Auteurs physiques : PRUVOT (J.), CALAFIORE (M.), DAMBRICOURT (P.A.), MESSAADI (N.)
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 63
Numéro du fascicule : 5
Année d'édition : 2015/10
Pagination : 326-331, tabl. fig., rés.
ISBN : 0398-7620
Résumé : Position du problème : les besoins en produits sanguins labiles sont en augmentation croissante, l’autosuffisance nationale est rendue possible par une large promotion du don du sang permettant plus de trois millions de prélèvements annuels. Malgré la relation singulière qu’il entretient avec ses patients et les actions de santé publique inhérentes à son métier, le médecin généraliste n’est aujourd’hui pas inclus dans la chaîne de la promotion du don du sang. L’objectif principal de ce travail est de déterminer si du point de vue des patients non donneurs, une discussion avec leur médecin généraliste peut être un outil efficace de motivation dans la démarche du don du sang ; secondairement, de préciser les freins au don du sang déclarés par ces patients et les informations attendues lors d’une telle discussion. Méthode : une étude épidémiologique analytique multicentrique transversale, basée sur un questionnaire à sept questions fermées destiné aux patients consultant en soins primaires, a été menée chez des généralistes maîtres de stage des universités. Les patients âgés de 18 à 70 ans étaient inclus consécutivement dans des cabinets du Nord-Pas-de-Calais après obtention de leur consentement. Le critère de jugement principal était la fréquence de patients non donneurs ayant déclaré qu’une discussion avec leur médecin traitant pouvait les inciter à réaliser la démarche du don du sang, exprimée en pourcentage. Résultats : au total, 1048 questionnaires patients ont été inclus dans l’étude. Sur les 660 non donneurs interrogés, 450 (68,2 %) déclaraient qu’une discussion avec leur médecin traitant pourrait les inciter à donner leur sang. Les non donneurs déclaraient le manque de temps comme frein principal (33,5 %) et attendaient en premier lieu de la part de leur médecin traitant des informations sur les dates et lieux où il est possible de donner (40,3 %). Conclusion : de nombreux patients traités en soins primaires et non donneurs déclarent qu’une discussion avec leur généraliste sur le don du sang pourraient les inciter à réaliser la démarche du primo-don et ainsi augmenter de manière significative le pool de donneurs (résumé d'auteur).
Mots-clés : Don sang, Enquête épidémiologique, Enquête transversale, Facteur associé, France, Malade, Médecin famille, Médecin généraliste, Nord Pas de Calais
Localisation : ORSRA : 16106, ORSRA
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