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Self-report of sexually transmitted infections from 1994 to 2010 by adults living in France.


Titre traduit : Infections sexuellement transmissibles déclarées entre 1994 et 2010 par les adultes vivant en France.
Auteurs physiques : LA RUCHE (G.), PEDRONO (G.), SEMAILLE (C.), WARSZAWSKI (J.), BELTZER (N.)
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 62
Numéro du fascicule : 5
Année d'édition : 2014/10
Pagination : 283-290
ISSN : 0398-7620
Résumé : Position du problème : depuis 1994, des enquêtes réalisées en France au sein de la population générale sur les connaissances, les attitudes, les croyances et les pratiques ont permis d’estimer l’évolution d’indicateurs du comportement sexuel. Méthodes : nous avons estimé la prévalence des infections sexuellement transmissibles déclarées au cours des 5 années précédentes parmi 16 095 adultes sexuellement actifs âgés de 18–54ans lors de cinq enquêtes téléphoniques transversales réalisées entre 1994 et 2010. Nous avons ensuite étudié les facteurs associés aux infections sexuellement transmissibles les plus récentes en dehors des mycoses. Résultats : globalement, 2,5 % (intervalle de confiance à 95 % : 2,2 %–2,9 %) des femmes ont déclaré des infections sexuellement transmissibles dans les 5 années précédentes, avec une augmentation continue de cette prévalence entre 1998 et 2010. En revanche, cette prévalence était plus faible chez les hommes (1,4 % ; intervalle de confiance à 95 % : 1,1 %–1,7 %) et est restée stable au cours du temps. Les médecins généralistes et les gynécologues ont pris en charge la plupart des infections sexuellement transmissibles. Les hommes ont notifié leur infection à leurs partenaires stables moins souvent que les femmes (66 % contre 84 %). Les infections sexuellement transmissibles déclarées étaient associées au jeune âge, au multipartenariat sexuel et à la crainte des infections sexuellement transmissibles pour les hommes et les femmes ; aux pratiques exclusivement homosexuelles pour les hommes ; au niveau d’éducation élevé et à la pratique récente d’un dépistage VIH chez les femmes. Conclusion : les infections sexuellement transmissibles rapportées reflètent clairement des comportements sexuels à risque. La plus faible prévalence des infections sexuellement transmissibles déclarées chez les hommes que chez les femmes peut s’expliquer par un moindre accès aux activités de dépistage de ces infections chez les hommes. (Résumé auteurs).
Mots-clés : Dépistage, Enquête transversale, Epidémiologie, Facteur risque, France, Maladie sexuellement transmissible, PMSI, Prévention maladie transmissible, Prise de risque, 1994-2010
Localisation : ORSRA : 15314, ORSRA

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