Titre traduit : Facteurs associés à la pratique du frottis cervico-utérin dans la patientèle féminine de médecins généralistes de la région Rhône-Alpes.
Auteurs physiques : OUSSAID (N.), LUTRINGER MAGNIN (D.), BARONE (G.), HAESEBAERT (J.), LASSET (C.)
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 61
Numéro du fascicule : 5
Année d'édition : 2013/10
Pagination : 437-445, rés., tabl.
ISSN : 0398-7620
Résumé : En France, le frottis cervico-utérin est recommandé tous les trois ans chez les femmes entre 25 et 65 ans, en prévention du cancer du col de l’utérus. La fréquence du dépistage varie avec l’âge ou le niveau socio-économique. Nous avons recherché les facteurs associés à une pratique insuffisamment fréquente du frottis cervico-utérin chez des femmes ayant accès au système de soins. Méthode : Nous avons analysé les données de femmes entre 25 et 65 ans vivant en Rhône-Alpes qui, entre juin et août 2008, ont complété un auto-questionnaire remis par leur médecin généraliste. Le questionnaire concernait les connaissances sur le cancer du col de l’utérus et sa prévention, la pratique du frottis cervico-utérin et d’autres comportements en lien avec la santé. Un modèle de régression logistique a été utilisé pour identifier les facteurs associés à une pratique insuffisamment fréquente du frottis cervico-utérin, définie comme l’absence de frottis au cours des trois dernières années. Résultats : Parmi les 1 186 femmes incluses dans l’analyse n’ayant pas eu d’hystérectomie totale, 89,1 % déclaraient avoir eu un frottis datant de moins de trois ans. La pratique insuffisamment fréquente du frottis cervico-utérin concernait 10,9 % des femmes et en analyse multivariée était associée aux caractéristiques suivantes : vivre seule (1,76 [1,13–2,74]), ne pas avoir d’enfant (2,17 [1,31–3,62]), n’avoir jamais utilisé de contraception (5,35 [2,98–9,62]), moins bien connaître le frottis cervico-utérin (3,40 [1,55–7,49]) et ne pas être vaccinée contre l’hépatite B (0,55 [0,35–0,87]). Conclusion : Malgré une pratique élevée du frottis cervico-utérin rapportée chez les femmes qui consultent en médecine générale, plusieurs facteurs sont associés à une pratique insuffisamment fréquente du test. Ces résultats pourraient aider à cibler des actions de prévention du cancer du col de l’utérus. (résumé d'auteur)
Mots-clés : Cancer, Comportement santé, Contraception, Dépistage, Enquête transversale, Facteur associé, Femme, Frottis, Hépatite virale B, Médecin généraliste, Recommandation, Rhône Alpes, Utérus, Vaccination, 2008
Localisation : ORSRA : 14914, ORSRA
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