Auteurs physiques : BAGGIO (S.), STUDER (J.), DAEPPEN (J.B.), GMEL (G.)
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 61
Numéro du fascicule : 3
Année d'édition : 2013/06
Pagination : 241-252, rés., tabl.
ISSN : 0398-7620
Résumé : La pression des pairs constitue une variable importante pour expliquer et prédire les comportements déviants tels que la consommation de substances, les pratiques sexuelles à risque et la délinquance. Toutefois, rares sont les échelles de pression des pairs validées, plus particulièrement en français et/ou allemand, et les travaux portant sur la structure factorielle et les composantes de la pression des pairs font défaut, notamment en ce qui concerne l’orientation des réponses utilisées : certaines échelles considèrent uniquement la pression à faire, d’autres prennent également en compte la pression à ne pas faire. La présente étude propose une adaptation francophone et germanophone d’une des échelles de pression des pairs les plus utilisées, la Peer Pressure Inventory, examinant ses qualités psychométriques et sa validité. Méthode : Lors d’une étude de cohorte, 5 867 jeunes hommes suisses ont complété un questionnaire concernant la pression des pairs, la consommation de substances, et certaines de leurs attitudes (tolérance à l’isolement, conformisme). Résultats : L’analyse factorielle confirmatoire a permis d’identifier une structure en quatre facteurs, dont trois correspondent à la structure originelle du Peer Pressure Inventory : sociabilité, comportements déviants, conformisme, auxquels s’est ajouté le facteur « relations avec les filles ». Les analyses montrent qu’une version non orientée (absence de pression confondue avec la pression à ne pas faire) présente des qualités psychométriques meilleures qu’une version orientée (gradation allant d’une pression à ne pas faire à une pression à faire passant par une position centrale d’absence de pression). La convergence est également bonne, chaque comportement ou attitude étant significativement lié à la pression des pairs correspondante. Conclusion : La pression des pairs semble être un concept multidimensionnel, dans lequel la considération de la pression à ne pas faire n’apporte rien du point de vue des liens avec les comportements (consommation de substances) et attitudes (tolérance à l’isolement, conformisme). Seule la pression des pairs à s’engager dans des comportements présente un effet notable sur les comportements et les attitudes des individus, et fait sens du point de vue psychométrique. (résumé d'auteur)
Mots-clés : Allemagne, Attitude, Comportement, Comportement groupe, Comportement santé, Comportement sexuel, Comportement social, Consommation drogue, Echelle, Enquête cohorte, Facteur psychosocial, Groupe pression, Jeune adulte, Langue étrangère, Langue française, Méthode épidémiologique, Prise de risque, Psychologie comportement, Suisse, Support affectif
Localisation : ORSRA : 14088, ORSRA
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