Auteurs physiques : LORTHOLARY (O.), BRETAGNE (S.), DROMER (F.), COIGNARD (B.), LE STRAT (Y.), THIEBAUT (A.), LEBEAU (B.), SITBON (K.), GANGNEUX (J.P.)
Titre du périodique : BULLETIN EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE
Numéro du fascicule : 12-13
Année d'édition : 2013/04/16
Pagination : 121-124
ISSN : 0245-7466
Résumé : Une étude prospective a été conduite pendant 3 ans (2005-2007) dans 12 hôpitaux universitaires français pour recenser les cas d'aspergilloses invasives (AI) prouvées ou probables. Les cas étaient déclarés par les mycologues après application des critères EORTC/MSG ; le nombre d'admissions par hôpital et de greffes ont été obtenus grâce aux registres nationaux. Ont été inclus 424 patients, soit une incidence médiane de 0,271/103 admissions (extrêmes : 0,072-0,910), sans variations saisonnières ou par année d'étude. Parmi les 393 adultes (hommes 62%, âge moyen 56 ans), 78% avaient une maladie hématologique sous-jacente, 15% une AI prouvée et 92% une atteinte pulmonaire. Les leucémies aiguës (34,6%) et les greffes allogéniques de cellules souches (21,4%) représentaient les facteurs de risque principaux, suivis des syndromes lymphoprolifératifs chroniques (21,6%), qui émergent comme nouveau groupe à risque. Les autres facteurs de risque étaient les greffes d'organe solide (8,7%), les tumeurs malignes solides (4,3%), les maladies inflammatoires systémiques (4,6%) et les pathologies respiratoires chroniques (2,3%). Les cultures positives (n=245) confirmaient la prédominance d'Aspergillus fumigatus (culture pure=80%). La recherche de galactomannane sérique était plus souvent positive (>=69%) en hématologie que dans les autres pathologies (<42% ; p<0,001). En traitement de première ligne, le voriconazole seul était le plus souvent prescrit (52%), suivi des associations d'antifongiques (19,9%), de la caspofungine (14%) et d'une formulation lipidique d'amphotéricine B (8%). La mortalité globale à 12 semaines était de 44,8% ; elle était de 41% quand le traitement de première ligne incluait le voriconazole contre 60% dans le cas contraire (p<0,001). Un âge avancé, la positivité de la culture fongique associée à celle du galactomannane, et une atteinte du système nerveux central ou un épanchement pleural étaient des facteurs indépendants de la mortalité à 12 semaines, alors qu'un traitement incluant au moins du voriconazole apparaissait protecteur. (R.A.).
Mots-clés : Mycose, Facteur risque, Thérapeutique, Survie, Diagnostic, France
Localisation : ORSRA : InVS, réseau BDSP
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