Auteurs physiques : PHAN (D.P.T.), PHAM (Q.T.), STROBEL (M.), TRAN (D.S.), TRAN (T.L.), BUISSON (Y.)
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 60
Numéro du fascicule : 6
Année d'édition : 2012/12
Pagination : 437-446, tabl.
ISSN : 0398-7620
Résumé : Le cancer du col de l'utérus (CCU) est presque toujours induit par des papillomavirus humains (HPV) oncogènes. Au Vietnam, il occupe le premier rang des cancers féminins avec une prévalence très élevée à Hô Chi Minh Ville (HCMV). Depuis 2006, la prévention du CCU a été améliorée par la mise sur le marché de vaccins recombinants dirigés contre les HPV 16 et 18, efficaces lorsqu'ils sont administrés avant l'âge des premières relations sexuelles. Un programme national d'immunisation des filles pré-adolescentes en complément du dépistage cytologique systématique chez les femmes adultes réduirait fortement l'incidence du CCU au Vietnam mais les vaccins sont onéreux et on ignore comment cette stratégie serait acceptée par la population cible. L'objectif de cette étude était d'évaluer l'acceptabilité de la vaccination HPV par les pédiatres, les mères ayant une fille âgée de neuf à 15 ans et les jeunes femmes âgées de 16 à 26 ans à HCMV. Une enquête transversale de type "connaissances et attitudes" a été réalisée pendant quatre mois (mars-juin 2010) auprès de 115 pédiatres de l'hôpital pédiatrique, 210 mères et 400 jeunes femmes consultant dans le service de gynécologie de l'hôpital universitaire. Les pédiatres avaient généralement une bonne perception du risque mais ils manquaient encore de connaissances sur la vaccination HPV, proposée par 66% d'entre eux. Parmi les mères, 18% connaissaient la relation entre infection HPV et CCU, 43% avaient entendu parler de la vaccination HPV et 40% étaient d'accord pour faire vacciner leur fille. Parmi les jeunes femmes, 35% connaissaient la nature du risque, 49% savaient qu'il existait un vaccin et 38% souhaitaient se faire vacciner. Le niveau d'instruction, le montant des revenus et le célibat étaient positivement liés à l'intention de se faire vacciner. Le manque d'informations sur la vaccination HPV et le coût élevé des vaccins étaient les causes principales de refus ou d'indécision. La vaccination HPV systématique des jeunes filles à HCMV sera bien acceptée par la population si une vaste campagne d'éducation pour la santé est mise en oeuvre par le gouvernement et si l'accessibilité financière aux vaccins est facilitée. (R.A.).
Mots-clés : Cancer, Appareil urogénital [pathologie], Vaccination, Prévention primaire, Pédiatrie, Mère, Adolescent, Enquête transversale, Vietnam
Mots-clés libres : PAPILLOMAVIRUS, ETUDE KABP
Localisation : ORSRA : CREAIORSLR, réseau BDSP
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