Auteurs physiques : KEFFALA (Chéma), HERERIMANA (Casimir), VASEL (Jean-Luc)
Titre du périodique : ENVIRONNEMENT, RISQUES ET SANTE
Volume, numéro : 11
Numéro du fascicule : 6
Année d'édition : 2012/11-12
Pagination : 511-520 (9p.)
Résumé : Les helminthiases intestinales sont des maladies parasitaires animales et humaines dues à l'infestation par des vers, les helminthes. Les helminthiases se produisent généralement dans les pays où un assainissement efficace fait défaut. Ces agents pathogènes peuvent être transmis à l'homme lors du contact direct avec les eaux usées, ou indirectement par la consommation de cultures irriguées avec ces eaux usées, ou encore par des produits alimentaires d'origine animale. Actuellement, la réutilisation des eaux usées et des boues en provenance des stations d'épuration devient de plus en plus importante ; par conséquent, les oeufs d'helminthes constituent un risque d'ordre sanitaire pour la population humaine lorsqu'elles sont réutilisées en agriculture. De nombreuses études ont mis en évidence l'efficacité des systèmes de traitement des eaux usées par lagunage vis-à-vis des oeufs d'helminthes. Or, si globalement c'est ce que l'on constate, on observe encore la présence d'oeufs dans les eaux en sortie, alors que la séparation devrait être quasi totale, soit inférieure à un oeuf par litre. En dépit de cela, peu de recherches ont été faites récemment sur les mécanismes d'élimination et inactivation de ces agents dans les eaux usées et les boues. Cette synthèse a pour objectifs de faire le point sur la prévalence actuelle des helminthiases intestinales et de montrer qu'elles constituent un problème de santé publique dans certains pays, puis de présenter l'ensemble des informations actuelles concernant les caractéristiques générales des oeufs d'helminthes pathogènes, enfin de rassembler les développements récents dans le domaine de l'ingénierie environnementale pour la lutte contre la dissémination des helminthes pathogènes. Une attention particulière est donnée aux mécanismes d'élimination et d'inactivation de ces oeufs dans le cas des systèmes de traitement des eaux usées de type lagunage et au besoin de connaissances nouvelles pour améliorer le dimensionnement des installations de façon à réduire les risques de contamination. (Résumé auteur).
Mots-clés : Afrique du Sud, Agent pathogène, Allemagne, Brésil, Chine, Egypte, Etats Unis, Exposition, France, Ghana, Intestin [pathologie], Intoxication alimentaire, Jordanie, Lagunage, Pays voie développement, Pollution eau, Population exposée risque, Réutilisation eau usée, Santé environnementale, Syrie, Tunisie, Ukraine
Localisation : ORSRA : 15211, ORSRA
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