Titre traduit : Réglementation européenne des particules fines de l'air ambiant : pourquoi la concentration massique globale n'est plus la seule unité de mesure valable.
Auteurs physiques : JOOS (Eric), GUILLOSSOU (Gaêlle)
Titre du périodique : ENVIRONNEMENT, RISQUES & SANTE
Volume, numéro : 10
Numéro du fascicule : 5
Année d'édition : 2011/09-10
Pagination : 385-394
ISSN : 1635-0421
Résumé : En raison de leurs effets nocifs sur la santé humaine, les particules fines (PM) ambiantes sont des polluants atmosphériques encadrés par la réglementation environnementale, en particulier dans l'Union européenne. Les aérosols inorganiques secondaires sont d'importants contributeurs de particules fines ambiantes. Toutefois, dans les zones urbaines, en particulier celles où le trafic est important, les composés carbonés représentent une part importante de la masse des particules fines, et en sont souvent le principal contributeur. Les études toxicologiques et épidémiologiques indiquent clairement que les particules fines carbonées ont des effets néfastes sur la santé humaine. Par ailleurs, il ressort des études récentes que les particules ultrafines PM, riches en composés carbonés, pourraient jouer un rôle crucial dans les effets néfastes sur la santé. Pour les particules fines inorganiques, les études toxicologiques n'ont pas encore confirmé les effets indésirables observés dans quelques études épidémiologiques. Par ailleurs, ces dernières études présentent des biais statistiques, comme la mesure centralisée des sulfates agissant comme un substitut pour les PM 2,5 ou l'absence de mesure des PM carbonées. La réglementation européenne sur les seuils d'émission de polluants s'appuie sur la modélisation de l'évaluation intégrée réalisée avec le modèle GAINS (Greenhouse Gases-Air Pollution Interaction and Synergies) développé et mis en oeuvre par l'International Institute for Applied Systems Analysis (IIASA). Malgré son intérêt incontestable et des qualités, GAINS souffre de plusieurs limites. Parmi celles-ci, la plus importante est probablement la valeur unique de risque relatif de mortalité résultant d'une exposition chronique aux particules fines. Un traitement différentiel du risque de mortalité est ici proposé, avec une mise en oeuvre facile dans GAINS, en fonction du rapport aérosols carbonés/particules inorganiques, les valeurs les plus élevées correspondant aux particules fines riches en espèces carbonées. Une telle gamme de risque relatif serait déterminée sur la base de jugement d'experts. Ce nouveau traitement pourrait permettre d'effectuer avec GAINS des calculs beaucoup plus fiables de la mortalité due aux particules fines ambiantes. (Extrait R.A.).
Mots-clés : Pollution atmosphérique, Hydrocarbure, Hydrocarbure aromatique, Aérosol, Réglementation, Réglementation préventive, Union européenne, Impact, Santé environnementale, Carbone, Seuil, Surveillance épidémiologique, Simulation
Mots-clés libres : PARTICULE ATMOSPHERIQUE
Localisation : ORSRA : EHESP, réseau BDSP
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