Auteurs physiques : GENTILE (S.), DURAND (A.C.), VIGNALLY (P.), SAMBUC (R.), GERBEAUX (P.)
Titre du périodique : REVUE D'EPIDEMIOLOGIE ET DE SANTE PUBLIQUE
Volume, numéro : 57
Numéro du fascicule : 1
Année d'édition : 2009/02
Pagination : 3-9, rés., tabl.
ISSN : 0398-7620
Résumé : Les services d’urgence (SU) connaissent un problème d’engorgement dû à la part croissante de patients dits « non urgents ». Pour pallier ce problème, des dispositifs, comme les Maisons médicales de garde (MMG), ont été mis en place. L’objectif de ce travail est d’évaluer la disposition des patients « non urgents » à être réorientés vers ces dispositifs dès leur entrée au SU. Une étude transversale d’une semaine a été menée dans le SU adulte de l’hôpital de La Conception (Marseille). Les patients jugés « non urgents » par l’infirmière d’accueil et d’orientation (IAO) ont été, dès leur entrée, interrogés sur leur mode de soins habituels, les motifs et le parcours de soins avant le SU, le niveau d’urgence ressenti et leur disposition vis-à-vis d’une éventuelle réorientation, enfin les actes réalisés et le mode de sortie. Résultats : Parmi les 245 patients reçus, 110 ont été jugés « non urgents » par l’IAO et 85 ont pu être interrogés. Dans 76,4 % des cas, le patient a décidé seul de son recours au SU, mais un tiers avait auparavant cherché à contacter un médecin. Les principaux motifs de consultation sont la douleur (55,3 %), l’accès au plateau technique (37,6 %) et la difficulté à obtenir un rendez-vous en ville (22,3 %). Le niveau moyen d’urgence ressenti est de 10,6 sur une échelle de zéro à vingt. La moitié des motifs sont traumatologiques. Un tiers des patients a eu un examen complémentaire, six un acte thérapeutique et aucun n’a été hospitalisé. Plus des deux tiers des patients accepteraient d’être réorientés à leur arrivée au SU. Les deux principaux facteurs liés à cette décision sont l’activité professionnelle (odds-ratio [OR]=4,5 ; intervalle de confiance [IC] 95 %=1,6–12,9) et le niveau d’urgence ressenti (OR=0,88 ; IC 95 %=0,8–0,9). Parmi les consultants refusant la réorientation (31,8 %), près de 41 % d’entre eux seraient prêts à payer un supplément pour rester au SU. Conclusion : Des structures comme les MMG, adossées aux SU, semblent constituer une alternative pertinente pour les consultants « non urgents ». Le succès des réorientations pourrait cependant être conditionné par les horaires d’ouverture de ces structures et la pratique de certains actes techniques.
Mots-clés : Besoin ressenti, Bouches du Rhône, Consentement soins, Enquête transversale, Garde médicale, Hôpital, Malade, Mode sortie, Morbidité ressentie, Motif consultation, Service urgence, 2004
Mots-clés libres : MAISON MEDICALE GARDE
Localisation : ORSRA : 11289, ORSRA
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