Auteurs moraux : Agence Française de Sécurité Sanitaire de l'Environnement et du Travail. (A.F.S.S.E.T.). Maison-Alfort. FRA, Ministère de la santé et des solidarités. Paris. FRA / com., Ministère de l'écologie et du développement durable. Paris. FRA / com., Ministère de l'emploi de la cohésion sociale et du logement. Paris. FRA / com.
Editeur : Maisons-Alfort : Afsset
Année d'édition : 2008
Pagination : 537p., tabl., ann.
ISBN : 978-2-11-095615-6
Résumé : En l’absence de vaccin et de traitement étiologique, l’unique voie de contrôle du Chikungunya est la lutte antivectorielle. En complément à la destruction mécanique des gîtes larvaires, deux types de traitements sont effectués : les traitements adulticides, réservés aux périodes épidémiques et les traitements larvicides visant les gîtes larvaires constitués par les eaux stagnantes. Lors de la phase épidémique de Chikungunya à la Réunion en février 2006, le Bti a rapidement remplacé le téméphos. Le maintien de ces substances ainsi que la recherche de nouveaux produits sont indispensables afin de disposer de plusieurs insecticides pour répondre au développement éventuel de résistances. Le pyriproxyfène et le spinosad ont ainsi été retenus comme substituts potentiels sur la base de leur efficacité et de leurs risques attendus pour l’homme et l’environnement. Les risques liés à l’utilisation de ces insecticides ont été évalués selon les schémas d’évaluation réglementaires européens utilisés pour les pesticides et les biocides et sur la base de synthèses publiées par des organismes évaluateurs officiels. Leur efficacité a été évaluée à partir de données bibliographiques. Etant donné le contexte d’urgence, l’évaluation a été simplifiée pour permettre une réponse rapide. Alors qu’il devait être retiré du marché le 1er septembre 2006 en application de la Directive européenne 98/8/CE, le téméphos a obtenu une prolongation de son autorisation jusqu’au 14 mai 2009, uniquement dans les départements français d’Outre-Mer et pour des usages de lutte antivectorielle, suite à l’approbation par la Commission européenne de la demande d’usage essentiel. Actuellement substance de référence, le Bti présente une spécificité d’action importante et peu de risques pour l’homme et l’environnement. Bien que leurs risques soient plus importants que le Bti, le pyriproxyfène et le spinosad constituent des alternatives intéressantes car elles complèteraient la gamme de substances disponibles pour mieux gérer le développement éventuel de résistances et elles permettraient d’adapter les traitements aux spécificités des zones à traiter.
Mots-clés : Epidémie, Ile de la Réunion, Insecte, Pesticide, Risque, Vecteur, 2006-2007
Mots-clés libres : CHIKUNGUNYA, LUTTE ANTIVECTORIELLE, MOUSTIQUE
Localisation : ORSRA : 12817, B 124/3345
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