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Surveillance des hépatites B aiguës par la déclaration obligatoire, France, 2004-2006.


Auteurs physiques : ANTONA (D.), LETORT (M.J.), LE STRAT (Y.), PIOCHE (C.), DELAROCQUE ASTAGNEAU (E.), LEVY BRUHL (D.)
Auteurs moraux : Institut de veille sanitaire. (I.N.V.S.). Saint-Maurice. FRA
Titre du périodique : BULLETIN EPIDEMIOLOGIQUE HEBDOMADAIRE
Numéro du fascicule : 51-52
Année d'édition : 2007/12/25
Pagination : 425-428, rés., tabl., fig.
ISSN : 0245-7466
Résumé : Depuis mars 2003, la surveillance des infections aiguës par le virus de l’hépatite B repose sur la déclaration obligatoire des cas. Nous présentons ici les résultats de cette surveillance de 2004 à 2006. Méthodes – Biologistes et cliniciens déclarent auprès de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales les cas d’hépatite B aiguë définie ainsi : toute personne chez qui des immunoglobulines M anti-HBc sont détectées pour la première fois ; à défaut, toute première détection d’antigène HBs et d’anticorps anti-HBc totaux dans un contexte d’hépatite aiguë. Une enquête rétrospective nationale a été réalisée en 2006 afin d’évaluer l’exhaustivité de la DO et d’estimer l’incidence, en réalisant un tirage au sort des laboratoires d’analyses médicales selon un plan de sondage aléatoire stratifié, puis en s’intéressant aux tests effectués par ces laboratoires. Résultats – 469 cas correspondant aux critères de notification ont été retenus comme des hépatites B aiguës, avec une prédominance chez les hommes et chez les 30-49 ans. On ne retrouve pas d’expositions à risque dans 28,9 % des cas. Les expositions les plus souvent documentées sont : les comportements sexuels à risque (35,5 %), les voyages en pays de moyenne ou forte endémie (22,6 %), l’exposition familiale (8,3 %), la vie en institution (5,3 %). L’usage de drogues est retrouvé dans un peu plus de 2 % des cas. La moitié des cas notifiés auraient pu être évités si les recommandations de vaccination en vigueur avaient été respectées. L’enquête d’exhaustivité montre que le nombre de cas en 2005 peut être estimé à 628 [IC95 % : 564-694], soit une incidence d’1 cas pour 100 000 habitants [IC95 % : 0,92-1,14]. Conclusion – Il apparaît impératif, en France, d’améliorer l’application des recommandations vaccinales et des mesures de prévention autour des cas, avec un dépistage renforcé pour les personnes à risque.(résumé d'auteur)
Mots-clés : Déclaration maladie, Enquête rétrospective, Epidémiologie descriptive, France, France région, Hépatite virale B, Incidence, Laboratoire biologie médicale, Qualité, Recueil données, 2004-2006
Localisation : ORSRA : 10407, ORSRA

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