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Evaluation des risques sanitaires des sous-produits de chloration de l'eau potable. Partie 2 – Estimation de l’exposition, caractérisation du risque et faisabilité d’une surveillance épidémiologique des pathologies liées à la surchloration dans la population générale.


Auteurs physiques : MOULY (D.), GAYON (V.), DOR (F.), KAIRO (C.), BEAUDEAU (P.)
Auteurs moraux : Institut de Veille Sanitaire. (I.N.V.S.). Département santé environnement. Saint Maurice. FRA
Editeur : Saint-Maurice : Institut de Veille Sanitaire
Année d'édition : 2007/05
Pagination : 54p., tabl., graph., ann.
Collection : Santé environnement
ISBN : 978-2-11-096757-2
Résumé : Le directeur général de la Santé a sollicité l’Institut de veille sanitaire pour investiguer le risque sanitaire éventuel lié à l’augmentation de la chloration des eaux d’alimentation suite à l’application de la circulaire DGS/SD7A n° 2003-524/DE/19-03 du 7 novembre 2003. La question initiale portait sur l’existence d’un impact sanitaire de la surchloration des eaux d’alimentation sur la santé des consommateurs et, le cas échéant, la possibilité d’observer cet impact sanitaire. Une évaluation des risques sanitaires des sous-produits de chloration a été entreprise afin de déterminer la pertinence et la faisabilité de mettre en place un système de surveillance épidémiologique des pathologies liées à la surchloration des eaux d’alimentation. Ce rapport décrit l’estimation de l’exposition, la caractérisation des risques sanitaires et la faisabilité d’une surveillance épidémiologique des pathologies liées à la surchloration dans la population générale. Il fait suite au premier rapport concernant les effets sanitaires et les valeurs toxicologiques de référence. L’étude a été menée dans onze sites (desservant 900 000 personnes), sélectionnés grâce à la base de données SISE-eaux. Des scénarios d’exposition moyens et élevés ont été construits pour la population générale (exposition vie entière) et les femmes enceintes (exposition durant la grossesse), en prenant en compte les trois voies d’absorption possibles (orale, respiratoire et cutanée) et différentes situations d’exposition (boisson, douche et bain). En raison du manque de données toxicologiques, la caractérisation du risque sanitaire s’est limitée aux effets cancérigène et reprotoxique du trichlorométhane (chloroforme) contenu dans l’eau de distribution. Les résultats obtenus mettent en évidence un excès de risque individuel allant de 3,3 10-6 à 3,1 10-4 pour le risque cancérigène et un ratio d’exposition critique de 0,1 à 5,36 pour le risque reprotoxique, selon les sites et les scénarios d’exposition. Malgré un excès de risque dépassant le seuil d’acceptabilité de l’OMS (10-5), l’impact sanitaire du trichlorométhane dans la population étudiée (0,25 à 1,7 cas par an de cancer colorectal ou de cancer de la vessie) est trop faible pour être observable par un système de surveillance épidémiologique ad hoc. En l’état actuel des connaissances, la surincidence des cancers liés à l’ensemble des SPC ne peut être estimée. Il existe cependant d’importantes incertitudes liées à la mesure de l’exposition de la population. (R.A.)
Mots-clés : Absorption cutanée, Cancer, Carcinogène, Chloration, Chlore, Dérivé chloré, Développement, Durée exposition, Eau consommation humaine, Femme enceinte, France, Ingestion, Inhalation, Mesure risque, Mode exposition, Population exposée risque, Risque attribuable, Surveillance épidémiologique, Tératogène, 2000-2005
Localisation : ORSRA : 9903, Dossier InVS

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