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Infection à chikungunya. Etude descriptive des cas importés en France métropolitaine, 2005-2006.


Auteurs physiques : LAMBERT (J.), COUTURIER (E.), VAILLANT (V.)
Auteurs moraux : Institut de Veille Sanitaire. (I.N.V.S.). Département des maladies infectieuses. Saint Maurice. FRA
Editeur : Saint-Maurice : Institut de Veille Sanitaire
Année d'édition : 2007/05
Pagination : 22p., tabl., graph., ann.
Collection : Maladies infectieuses
ISBN : 978-2-11-096308-6
Résumé : L’émergence en 2005 du chikungunya dans les îles de l’Océan Indien, son extension géographique à d’autres pays de la zone et les importantes épidémies survenues, en particulier à la Réunion, témoignent de sa capacité d’implantation et de dissémination. Il existe en métropole un potentiel, d’une part, d’introduction du virus en raison de la présence de personnes infectées lors d’un séjour dans une zone de transmission du virus et virémiques en métropole et, d’autre part, un potentiel de transmission du virus en raison de l’implantation limitée du moustique vecteur dans les Alpes-Maritimes et la Haute-Corse. Depuis avril 2005, un recensement du nombre de personnes ayant un diagnostic de chikungunya en métropole a été mis en place. Afin de mieux apprécier le risque d’introduction en métropole du chikungunya et d’orienter les mesures de prévention et de contrôle, une étude a été menée dont les objectifs étaient de documenter les cas importés de chikungunya et d’estimer le nombre de cas « potentiellement virémiques » lors de leur retour. Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective sur 163 cas diagnostiqués d’avril 2005 à mars 2006 interrogés par téléphone. Soixante-trois pour cent étaient « potentiellement virémiques » (délai <8 jours entre retour en métropole et début des signes). Parmi ceux-ci, 2 résidaient dans les Alpes-Maritimes et aucun en Haute-Corse. A la date de l’entretien, 70 % se considéraient non guéris, les symptômes persistants étaient des arthralgies pour 83 % d’entre eux. En raison de l’ampleur de l’épidémie de chikungunya survenue en 2005 à la Réunion et des liens entre l’île et la métropole, le nombre de cas importés est important. Cette étude a confirmé que l’infection à chikungunya est une maladie invalidante lors de la phase aiguë et avec des formes ayant une évolution prolongée. Malgré le nombre important de personnes « potentiellement virémiques », très peu d’entre elles résident dans les départements métropolitains d’implantation du moustique vecteur. Depuis mars 2006, il existe un plan national (métropole, Antilles-Guyane) de lutte contre le chikungunya, renforçant la surveillance épidémiologique et entomologique pour prévenir et évaluer les risques de dissémination. (R.A.).
Mots-clés : Contamination, Enquête rétrospective, Epidémie, Epidémiologie descriptive, France, Infection, Surveillance épidémiologique, Vecteur, Virus, 2005-2006
Mots-clés libres : CHIKUNGUNYA
Localisation : ORSRA : 9889, Dossier InVS

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