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Investigation des cas de légionellose déclarés dans les Alpes-Maritimes au cours des mois d'octobre, novembre et décembre 2005.


Auteurs physiques : RENAUDAT (C.)
Auteurs moraux : Cellule interrégionale d'épidémiologie Sud. FRA, Institut de Veille Sanitaire. (I.N.V.S.). Saint Maurice. FRA, Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales des Alpes-Maritimes. (D.D.A.S.S.). FRA
Editeur : Saint-Maurice : Institut de Veille Sanitaire
Année d'édition : 2007/03
Pagination : 31p., tabl., graph., ann.
Collection : Maladies infectieuses
ISBN : 978-2-11-096306-2
Résumé : En 2005, le nombre de cas de légionellose a fortement augmenté dans le département des Alpes-Maritimes, avec 74 cas notifiés et un taux d’incidence de 7,42 cas pour 100 000 habitants, soit près de 4 fois plus que le taux national. En décembre 2005, devant cette situation, un groupe technique a été créé pour suivre la situation et réaliser une investigation épidémiologique et environnementale autour des cas notifiés durant le dernier trimestre 2005. Les objectifs de cette investigation étaient de décrire les cas, d’identifier d’éventuels regroupements de cas et de rechercher une (des) source(s) commune(s) de contamination. Une enquête descriptive rétrospective a été réalisée sur les cas de légionellose résidant dans les Alpes-Maritimes, notifiés à la Ddass au 11/01/2006, dont les critères diagnostiques étaient une pneumopathie avec confirmation biologique de légionellose à Legionella. Des regroupements de cas ont été recherchés sur la base des lieux de domiciles, lieux professionnels et déplacements durant les 14 jours précédant le début des signes. Une recherche active des tours aéroréfrigérantes (TAR) non déclarées, ainsi que d’installations potentiellement à risques a été réalisée. Concernant les TAR, les résultats des autocontrôles réalisés depuis le mois de septembre 2005 ont été demandés, permettant un contrôle ciblé de certaines installations à partir d’un faisceau d’arguments comprenant les résultats des derniers autocontrôles, la puissance et le géoréférencement de l’installation associé à celui du domicile des cas. Enfin, des prélèvements ont également été effectués aux domiciles des cas lorsque l’installation d’eau chaude sanitaire le justifiait. Au total, sur les 34 cas survenus au dernier trimestre 2005 et notifiés au 11/01/2006, 32 ont été confirmés et analysés. La distribution temporelle montrait que des cas étaient survenus tout au long de la période, avec deux pics lors des semaines 43 et 50. Quarante-sept pour cent des cas sont survenus au mois d’octobre et 56 % résidaient à Nice. La létalité était de 17 %. Pour tous les cas, Legionella pneumophila sérogroupe 1 a été identifiée et le diagnostic biologique a été posé à partir de l’antigène soluble urinaire. Le profil génomique n’a été obtenu que pour 4 souches cliniques et celles-ci étaient toutes différentes et non répertoriées dans la base de données du Centre national de référence (CNR). Trois regroupements spatio-temporels de 5, 4 et 3 cas ont été identifiés. Aucune souche environnementale n’a pu être rapprochée de ces souches cliniques. Aucune source commune de contamination n’a été identifiée. (R.A.).
Mots-clés : Air conditionné, Alpes Maritimes, Contamination, Enquête épidémiologique, Legionella, Maladie légionnaire, Réfrigération, Surveillance environnement, 2005
Localisation : ORSRA : 9794, Dossier InVS

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