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Le débat sur les effets des faibles doses : de l'épidémiologie à la biologie.


Auteurs physiques : TUBIANA (Maurice)
Titre du périodique : ENVIRONNEMENT, RISQUES & SANTE
Volume, numéro : 6
Numéro du fascicule : 1
Année d'édition : 2007
Pagination : 59-67
ISSN : 1635-0421
Résumé : La validité de la relation dose-effet cancérogène linéaire sans seuil utilisée en radioprotection a été remise en cause par la découverte, depuis une quinzaine d'années, de trois mécanismes de sauvegarde du génome des cellules : systèmes antioxydants en réponse à un stress oxydatif, réparation de l'ADN, élimination par la mort des cellules dont l'ADN a été lésé soit parce que la dose (ou le débit de dose) a été très faible et n'a pas alerté les mécanismes de réparation de l'ADN, soit par apoptose pour des doses plus élevées parce que les lésions de l'ADN n'ont pas été convenablement réparées. Comme il apparaît clairement aujourd'hui que l'efficacité de ces mécanismes est plus grande à faible dose (<100 mSv) que pour des doses supérieures à quelques centaines de mSv, ces données biologiques ne sont plus compatibles avec l'hypothèse d'une relation linéaire sans seuil. Cette conclusion est en accord avec les données expérimentales (in vivo et in vitro) et épidémiologiques qui ne décèlent pas d'effet nocif pour des doses inférieures à environ une centaine de mSv. Il en résulte que la conclusion majeure qui avait été tirée de la relation linéaire sans seuil, à savoir que toute dose si faible soit-elle a un effet cancérogène, est remise en question puisqu'elle n'est plus scientifiquement fondée. Cet article remet en question cette conclusion.
Mots-clés : Carcinogène, Epidémiologie, Mesure risque, Rayonnement ionisant, Exposition, Dose effet, Modèle, Etude critique, Radioprotection
Localisation : ORSRA : ENSP, réseau BDSP

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