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Les trajectoires scolaires des enfants "pauvres".


Auteurs physiques : DAVAILLON (A.), NAUZE-FICHET (E.)
Titre du périodique : EDUCATIONS & FORMATIONS
Volume, numéro : 70
Année d'édition : 2004/12
Pagination : 41-63
Résumé : Six ans après leur entrée au collège, un quart des enfants « pauvres » ont déjà quitté le système éducatif contre un dixième pour l'ensemble des jeunes. Seulement un tiers sont en second cycle général et technologique, soit deux fois moins qu'en moyenne. Même dans ce cas, les enfants « pauvres » sont sur-représentés parmi les redoublants et également au sein des formations technologiques. Ces différences de trajectoires sont encore plus marquées parmi les garçons. Il est difficile de séparer, dans ce constat, les effets financiers, sociaux, culturels, tant les caractéristiques des familles pauvres cumulent des spécificités sur tous ces plans. Toujours est-il que les inégalités de trajectoires apparaissent très largement jouées avant l'entrée au collège. Les différences continuent, dans une moindre mesure, à se creuser ensuite, notamment par le biais d'orientations moins ambitieuses à l'issue du collège. C'est cependant là une caractéristique générale des milieux populaires. Malgré tout, une partie des enfants « pauvres » connaît une scolarité sans heurt : les enfants des familles immigrées s'y distinguent plus souvent ; ceux ayant un aîné dans l'enseignement supérieur également, sachant que, dans leurs études, les enfants « pauvres » sont moins souvent aidés par leurs parents et plus souvent par leurs frères et soeurs. Six ans après leur entrée au collège, un quart des enfants « pauvres » ont déjà quitté le système éducatif contre un dixième pour l'ensemble des jeunes. Seulement un tiers sont en second cycle général et technologique, soit deux fois moins qu'en moyenne. Même dans ce cas, les enfants « pauvres » sont sur-représentés parmi les redoublants et également au sein des formations technologiques. Ces différences de trajectoires sont encore plus marquées parmi les garçons. Il est difficile de séparer, dans ce constat, les effets financiers, sociaux, culturels, tant les caractéristiques des familles pauvres cumulent des spécificités sur tous ces plans. Toujours est-il que les inégalités de trajectoires apparaissent très largement jouées avant l'entrée au collège. Les différences continuent, dans une moindre mesure, à se creuser ensuite, notamment par le biais d'orientations moins ambitieuses à l'issue du collège. C'est cependant là une caractéristique générale des milieux populaires. Malgré tout, une partie des enfants « pauvres » connaît une scolarité sans heurt : les enfants des familles immigrées s'y distinguent plus souvent ; ceux ayant un aîné dans l'enseignement supérieur également, sachant que, dans leurs études, les enfants « pauvres » sont moins souvent aidés par leurs parents et plus souvent par leurs frères et soeurs.
Mots-clés : Abandon scolaire, Collège, Difficulté scolaire, Echec scolaire, Elève, Inégalité sociale, Niveau enseignement, Orientation scolaire, Parent, Pauvreté, Performance, Population défavorisée, Réussite scolaire, Scolarité
Localisation : ORSRA : 13196, c,F 300

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