Auteurs physiques : STAGNARA (J.), VERMONT (J.), DUQUESNE (A.), et al.
Titre du périodique : ARCHIVES DE PEDIATRIE
Numéro du fascicule : 11
Année d'édition : 2003
Pagination : 108-114
Résumé : Face à l'augmentation du nombre de consultations pédiatriques urgentes, deux enquêtes « un jour donné » ont été menées sur le territoire de la Communauté urbaine de Lyon, avec pour objectifs l'analyse des motifs, des circonstances et de la pertinence de la non-programmation de ces demandes de soins, et la meilleure connaissance de l'itinéraire des patients. Méthodes : Les consultations non programmées concernant les enfants de moins de 18 ans ont été répertoriées le samedi 21 avril et le jeudi 13 décembre 2001 dans l'ensemble des structures susceptibles d'assurer des soins médicaux urgente La collecte de l'information a été réalisée par questionnaire proposé à la famille et aux médecins (médecins généralistes tirés au sort, ou pédiatres volontaires), exerçant dans les secteurs de garde généralistes, à la garde du Groupement des pédiatres lyonnais. et dans tous les services d'accueil d'urgence hospitaliers recevant des enfants (hôpitaux publics et cliniques privées). SOS médecins n'a pas participé à l'étude, mais a communiqué son activité a posteriori. Six cent quatre-vingt-trois consultations le samedi et 1183 le jeudi ont été analysées. Résultats : En rapportant à l'ensemble des praticiens exerçant le jour donné l'activité des praticiens participants sur un mode proportionnel. on pouvait estimer à 1813 le nombre total des actes le samedi et à 4576 le jeudi. La médecine libérale (cabinets et gardes organisées) en a assuré 82% le samedi (généralistes 70%. pédiatres 12%) et 93% le jeudi (généralistes 75%, pédiatres 18% les hôpitaux publics 13 et 4%. les cliniques 5 et 2% respectivement. Pour les parents, les problèmes étaient jugés sérieux ou graves dans 10 à 40% des cas selon la filière. Le motif de consultation était le plus souvent d'ordre médical (douleur, gêne physique. crainte de complications, plus rarement sentiment de gravité immédiate). Les motifs non médicaux de consultation (approche du week-end, convenance personnelle, absence ou indisponibilité du médecin traitant) ont concerné un quart des consultations le jeudi et plus de la moitié le samedi. Le recours à la consultation en urgence n'était pas justifié. selon les médecins, dans 13% des cas Le recours direct à une structure d'hospitalisation était motivé avant tout par l'assurance « d'avoir tout sur place ». Le samedi, l'absence du médecin traitant était le motif le plus fréquemment invoqué. Le circuit du patient avant sa prise en charge était jugé globalement satisfaisant par les médecins dans 82% des cas.
Mots-clés : Centre santé, Enquête, Organisation, Organisation soins, Organisation urgence, Pédiatrie, Questionnaire, Rhône, Soins urgence
Localisation : ORSRA : 13192, c, E 600
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