Auteurs physiques : PARODI (A.L.), PILET (C.)
Titre du périodique : BULLETIN DE L'ACADEMIE NATIONALE DE MEDECINE
Volume, numéro : 186
Année d'édition : 2002
Pagination : 541-568
Résumé : A la demande du Conseil de la Ville de Paris, l'Académie nationale de médecine a conduit une réflexion sur les effets en matière de santé publique, de la présence d'animaux dans les villes, s'agissant des animaux d'espèces dites de compagnie (chiens, chats, etc.) ou commensales (pigeons, étourneaux.., et plus récemment renards, fouines etc.). La France est le pays qui héberge - proportionnellement à sa population humaine - le plus grand nombre d'animaux de compagnie (52,3 millions en 1999, dont 8,1 millions de chiens et 8,7 millions de chats, lesquels, pour plus d'un tiers, vivent en milieu urbain). Au nombre des aspects bénéfiques, le rôle très favorable d'une présence animale de proximité, notamment aux âges extrêmes de la vie, est souligné. Facteur d'équilibre et d'éveil pour l'enfant auquel elle permet de percevoir directement les grandes étapes de la vie et les faits essentiels du monde vivant, cette présence est le seul lien social et affectif que conservent des personnes âgées ou esseulées. Ce rôle bénéfique apparaît dans l'assistance que dispensent les chiens aux mal voyants, handicapés moteurs... Enfin, la présence animale peut être un adjuvant de certaines thérapeutiques. On ne saurait passer sous silence l'intérêt économique des activités commerciales et de soins générées par les animaux de compagnie. A l'inverse, la présence d'animaux n'est pas sans créer des risques et provoquer des nuisances. Le risque sanitaire est lié à la transmission possible d'agents infectieux et parasitaires, ainsi qu'à des intolérances par allergie aux sécrétas, excrétas et productions cutanées des animaux. Il appartient aux vétérinaires et aux médecins, en étroite collaboration, d'informer les possesseurs d'animaux. S'agissant des espèces animales traditionnelles, le risque zoonotique, infectieux et parasitaire, est bien maîtrisé ; en revanche s'agissant des nouveaux animaux de compagnie (certaines espèces de primates, reptiles, oiseaux exotiques, insectes) le risque est moins contrôlable. A côté du risque zoonotique, la nuisance le plus souvent dénoncée résulte des déjections animales, déposées sur la voie et dans les lieux publics. En raison de la surpopulation animale mais aussi de l'incivisme de nombreux possesseurs d'animaux, elle constitue un sujet d'insatisfaction voire de rejet pour de nombreux citadins et engendre une lourde tâche pour les municipalités qui doivent y consacrer un budget considérable avec des résultats imparfaits.Les risques par morsures, griffures, bousculades sont réels, notamment depuis l'utilisation délictueuse de chiens dressés à l'attaque. près rappel du dispositif législatif et réglementaire impliquant l'Etat et les collectivités locales, municipales notamment, dans le maintien de la sécurité, de la tranquillité et de la santé publiques, un certain nombre de propositions sont faites...
Mots-clés : Aménagement urbain, Animal, Milieu urbain, Morbidité, Projet loi, Relation homme animal, Santé publique [généralité], Ville
Localisation : ORSRA : 13075, c, A 495
© Copyright 2017-2024 ORS Auvergne-Rhône-Alpes - Mentions légales